Vendredi 6 janvier, les élèves des classes de 1MCVA2 ( Première Métiers du commerce et de la vente), et de 1MA (Première Métiers de l’accueil), ont eu le privilège d’accueillir Tal Bruttmann, historien français reconnu comme l’un des plus grands spécialistes de la Shoah.
Cette rencontre a constitué un moment fort de leur parcours d’histoire et de mémoire.
A cette occasion, Tal Bruttmann est venu présenter son travail de recherche consacré à l’album d’Auschwitz, un ensemble de 197 photos prises au printemps 1944 au camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau, lors de l’arrivée de Juifs hongrois.
Avec deux historiens allemands, il a consacré cinq années de recherches à l’étude minutieuse de ces clichés afin d’en restituer le contexte, le déroulement et la chronologie.
L’intervention s’est voulue interactive, et les élèves ont pu manipuler des photographies de l’album et se sont vu confier une mission d’historiens : retrouver l’ordre des clichés en s’appuyant sur des indices visibles et sur leur capacité d’observation. Cet exercice leur a permis de comprendre que les photographies ne sont pas de simples illustrations, mais de véritables sources historiques qui nécessitent un travail rigoureux d’analyse, de contextualisation et d’interprétation.
Au fil de la conférence, Tal Bruttmann a expliqué la démarche scientifique qui a guidé son travail, montrant comment le croisement des archives, des témoignages et des images permet de reconstituer avec précision le parcours des victimes dès leur arrivée à Auschwitz-Birkenau. Il a également sensibilisé les élèves à la nécessité d’exercer un regard critique sur les documents historiques et à l’importance de la recherche pour lutter contre les approximations et les falsifications de l’histoire.
Cette rencontre a suscité un vif intérêt auprès des élèves, qui ont participé avec attention aux échanges. Elle leur a offert une immersion concrète dans le travail de l’historien tout en rappelant l’importance du devoir de mémoire et de la transmission de l’histoire de la Shoah aux jeunes générations.
Impression des élèves :
« J’ai appris que derrière une photo « normale » se cache une toute autre réalité bien plus tragique» .
« J’ai trouvé cette rencontre très intéressante, et j’ai appris que les images pouvaient cacher la vérité ».
« Manipuler les images nous a permis de comprendre que chaque détail compte et que rien n’est laissé au hasard ».
« Cette rencontre m’a marquée, car c’est une autre manière d’aborder l’histoire de la Shoah ».
Fazia DERGAM (Lettres-Histoire)






